Napoléon et Ridley Scott

di Jean-Clemént Martin

Je partage les commentaires sur le Napoléon de Ridley Scott, mais je dois avouer que je n’ai pas été déçu devant l’audace de ces scènes inattendues, à commencer par le bourreau relevant les cheveux de la reine alors qu’elle a engagé sa tête dans la guillotine (tête qu’elle veut maintenir droite), évidemment le suicide d’un Robespierre rondouillard et sanguin dans un escalier (???) de la Convention, les pyramides bombardées et Napoléon chargeant au sabre à Waterloo, sur une intrigue déroutante entre une (très jeune) Joséphine un Napoléon immuable, tandis que l’Empire se résume à des batailles éprouvantes d’autant que le nombre des morts (français) est cité pour que personne ne s’y trompe, et pour enfoncer le clou le bilan (3 millions de morts) apparaît sur la dernière image (je dois dire que là j’approuve, même si les morts des autres nations auraient pu être comptés, notamment en Espagne mais aussi en Egypte, à Haïti, en Italie…). Effectivement c’est sans doute un film financé à titre posthume par Pitt.
Ce qui m’ennuie vraiment c’est de penser que c’est cela l’image qui est donné au public anglo-américain de l’Empire et de la France. Je ne vais pas accuser nos amis d’outre-Manche et d’outre-Atlantique de ne pas avoir bien dressé leurs étudiants. Il est vrai qu’on attend un film français neuf sur l’Empire (pendant qu’on y est on peut aussi ajouter sur la Révolution).
Au passage j’aimerais bien savoir quel officier de haut rang noir pouvait être proche de Napoléon, quand on sait le sort réservé au général Dumas, métis, et aux soldats et officiers noirs cantonnés dans l’île d’Oléron et pourquoi le mamelouk égyptien n’est jamais présent.

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